Chez Henry de Lesquen, la franc-maçonnerie n’est pas une doctrine autonome. Elle surgit par intermittence dans un corpus identitaire, racialiste et souverainiste, parfois comme adversaire, parfois comme contre-exemple.
Henry de Lesquen naît le 1er janvier 1949 à Port-Lyautey, au Maroc, alors protectorat français. Fils d’un général et d’une mère d’origine bretonne, il passe par l’École polytechnique puis l’École nationale d’administration, avant d’intégrer le corps des inspecteurs des finances1. Il préside depuis 1985 le Carrefour de l’Horloge, cercle de réflexion national-libéral2, et dirige de 2006 à 2017 Radio Courtoisie, où il anime un « libre journal » hebdomadaire3. Candidat autoproclamé à l’élection présidentielle de 2017, il compte parmi les vulgarisateurs francophones du concept de « remigration »4.
Henry de Lesquen (création numérique Jiri Pragman)
Sur le seul terrain maçonnique, Lesquen relève du registre de l’émetteur diffus : la franc-maçonnerie n’occupe chez lui aucune place doctrinale autonome ; elle apparaît par intermittence, absorbée dans un corpus racialiste et souverainiste plus vaste.
